Burn-out : Comment savoir si on est en burn-out ?

26 Oct 2023

En cas d’épuisement professionnel et de surmenage, il n’est pas toujours facile de savoir si on est réellement en burn-out. Comment savoir si ce burn-out est avéré ou si c’est juste un état de fatigue et de ras le bol passagers ? Cette article va vous permettre d’objectiver les symptômes du burn-out sur le plan cognitif, métabolique et somatique, comportemental et émotionnel afin de vous aider à savoir si vous êtes réellement en burn-out.

Burn-out : comment savoir si on est en burn-out ? Pourquoi est-ce important ?

Sortir du déni

Beaucoup de mes clients, lors des premiers rendez-vous, émettent des doutes sur leur burn-out. Même après des mois de suivi psychologique et des impacts physiques lourds, certains continuent de nier leur état. Le déni de burn-out est un phénomène couramment observé. Il peut être dangeureux et aboutir à des décompensations psychologiques et organiques graves qui créent parfois des séquelles sur le long-terme.

Faire le point sur sa situation pour sortir plus vite du burn-out

Il est donc crucial pour une personne en situation d’épuisement professionnel de pouvoir faire le point sur son état et d’estimer le degré de sévérité du syndrome. Ainsi, dans ma pratique de coach, j’ai pu constater que plus le diagnostic est effectué précocement, plus l’acceptation de son état par la personne en est facilitée et sa guérison accélérée.

Le burn-out, pourquoi est-il si difficile à détecter ?

130 symptômes répertoriés par l’OMS

Imaginez une maladie qui présente plus de 130 symptômes. De plus, rajoutez par-dessus des manifestations sur les plans cognitif mais aussi physiologique, émotionnel, organique pouvant mener à des diagnostics aussi variés que l’accident cardio-vasculaire, l’ulcère, l’ostéoporose, la dépression, ou encore la bipolarité. En effet, selon les personnes et les terrains, les tableaux cliniques s’expriment avec une grande variabilité. Et pour finir, on rajoute un handicap supplémentaire pour le professionnel de santé : la non-spécificité de ces symptômes, c’est-à-dire que chacun des symptômes du burn-out peut être l’expression d’autres maladies ou syndromes et qu’ils ne permettent pas à eux seuls de qualifier le burn-out. On comprend ainsi l’extrême difficulté du professionnel de santé à poser un diagnostic de façon précoce et aussi à assurer un accompagnement sur-mesure.    

Comment savoir si on est en burn-out en comprenant les conséquences du stress chronique sur le corps

Comment fonctionne le stress ?

Commençons par les bases : à quoi sert le stress ? Le stress est un phénomène intrinsèquement lié à notre survie. C’est le stress, source d’excitation sensorielle et motrice, qui a rendu possible le développement des organismes vivants et leur survie.

Comment le corps mobilise-t-il des ressources aux niveaux psychologique et physiologique lors d’une situation perçue comme un danger et représentant un stress ?

Le stress réquisitionne des sécrétions hormonales rapides et d’une forte intensité. Celles-ci permettent certes de nous mettre en situation de répondre à une sollicitation imprévue ou à un danger.

  • Le cortisol
  • L’adrénaline

Ainsi, ces hormones – fruit de l’activation du système nerveux autonome sympathique (qu’on pourra nommer notre pédale d’accélérateur) vont mettre le corps en état de prendre la fuite ou de combattre (ce que vous avez déjà peut-être entendu sous le nom de système « fly or fight »).

  • Les bronchioles vont se dilater pour nous mettre en situation de courir ou de nous battre
  • Un afflux de sucre s’opère vers nos muscles et notre cerveau pour réquisitionner toute notre force motrice et cognitive
  • Certaines fonctions sont mises en veille pour permettre un maximum d’énergie au service de la réponse liée au stresseur (baisse système immunitaire, mise en stand by de certaines fonctions comme la digestion, blocage des récepteurs de mélatonine…)

Les impacts du stress chronique : comprendre le lien avec votre symptomatologie

Mais que se passe-t-il quand le stress est aigu et chronique ? Quel est l’impact sur notre corps d’un haut niveau de stress qui ne connaît jamais de « phase de stress oublié » ?

La littérature scientifique a depuis longtemps établi le lien entre l’excès d’excitations dues au stress et l’apparition de dérèglements hormonaux et immunitaires pouvant amener à des troubles psychiques et organiques.

Le dérèglement en chaîne lié au stress chronique

Sur le moment, cette activation du système nerveux autonome sympathique est d’une extrême efficacité. En revanche, sur le long terme, cette inhibition quasi continuelle de notre pédale de frein – c’est-à-dire le système nerveux autonome parasympathique qui gère les fonctions de restauration et de régénération – va provoquer une usure et un affaiblissement profonds du corps :

  • Affaiblissement du système immunitaire (d’où de nombreuses infections ORL, dermatologiques, ophtalmiques…)
  • Douleurs chroniques
  • Perte du sommeil via le dérèglement des récepteurs de mélatonine et de sécrétion de cette hormone essentielle à notre sommeil et à son maintien tout au long d’une nuit
  • Dérèglement de la sécrétion de l’insuline, l’hormone qui régule notre taux de sucre dans le sang (ce qui explique que je rencontre au quotidien chez les personnes que j’accompagne de nombreux cas de pré-diabète ou de diabète avéré)
  • Difficultés cognitives liés à l’effet du cortisol sur les dendrites déjà expliqué dans les pages précédentes
  • Difficultés à contrôler ses émotions avec une irritabilité et une tristesse croissante

Burn-out : comment savoir si on est en burn-out et quels examens médicaux faire ?

  • Glycémie à jeun ainsi que hémoglobine glyquée (c’est-à-dire la moyenne de votre glycémie sur les derniers mois) : pour vérifier que vous ne souffrez pas d’un diabète déclenché par le stress
  • Taux de fer et ferritine : pour ne pas rajouter à votre burn-out une faiblesse additionnelle
  • Taux de vitamine D : une insuffisance en vitamine D peut expliquer un état de fatigue poussé et une plus grande vulnérabilité aux infections, ainsi que certaines douleurs notamment musculaires
  • Dosage thyroïde : le cortisol sécrété à trop haute dose étant un véritable perturbateur endocrinien, il est préférable de vérifier que cela n’a pas eu d’impact notamment sur votre thyroïde. C’est malheureusement souvent le cas, mais avec un repos suffisant, je vous rassure, c’est souvent transitoire.
  • Votre taux de cortisol mesuré à différents moments de la journée et sur un test salivaire (tous les laboratoires ne le proposent pas mais cette mesure peut être très éclairante pour faire le point sur votre état). Tout de même, je précise que cela représente un budget non négligeable selon le laboratoire choisi. Ces analyses et le rapport établi par le laboratoire sur l’interprétation des données peuvent représenter un élément probatoire de poids pour une négociation de départ avec votre employeur (assisté d’un avocat), dans le cadre d’un dossier de reconnaissance de maladie professionnelle, pour parler d’une éventuelle inaptitude avec la médecine du travail ou dans le cas d’un litige amené devant les prud’hommes.

Focus dossier médical

Astuce : en cas de contrôle par votre employeur ou la CPAM (voir l’article Visite de contrôle CPAM, sécuriser ses indemnités journalières), n’hésitez pas à présenter ce dossier médical. Il peut aussi contenir d’autres examens médicaux liés à des pathologies connectées au stress. Mais aussi un bilan neuropsychologique pour faire le point sur d’éventuels troubles cognitifs liés au burn-out.

Comment savoir si on est en burn-out et à quel stade ?

Lisez ces phases et notez sur un carnet à côté les éléments dans lesquels vous vous reconnaissez :

1ère phase : les prémices

Il s’agit d’une phase insidieuse pendant laquelle les prémices du burn-out s’installent tout doucement. C’est souvent une phase de fort challenge professionnel, d’activité intense, de changement ou de réussite qui alimentent un sentiment de toute-puissance. Cette phase se décompose elle-même en 4 étapes.

1/ Le surfonctionnement

Étape de surchauffe qui se caractérise par un surinvestissement dans une période qu’on croit au départ être de courte durée. Le rapport au travail commence à bouger sans que nous nous en rendions compte : le volume horaire s’étend avec une systématisation du travail soir et week-end pour les métiers de cadres notamment, le sommeil en pâtit et le plaisir lié à notre activité professionnelle commence à diminuer. En conséquence, nous réalisons progressivement que nos efforts ne suffisent plus mais loin de remettre en question l’organisation du travail, nous nous blâmons de nos manquements et redoublons d’efforts.

2/ La saturation 

Sursollicités sur une trop grande période – surtout si la fatigue est niée, le physique et le psychisme commencent à s’épuiser. Des difficultés importantes de concentration et de mémorisation apparaissent, rendant le travail encore plus difficile et énergivore. Cette phase peut aussi voir l’apparition de douleurs physiques. Alors, un changement s’opère sur le plan émotionnel avec un moins bon contrôle de nos émotions se caractérisant par une irritabilité et hypersensibilité exacerbées, ainsi qu’une véritable difficulté à canaliser nos réactions.

3/ L’échec des mécanismes de compensation et de défense

Ici, nous mettons des stratégies en place pour donner le change, mais voyons l’ensemble de nos efforts échouer lamentablement. Incapables de lâcher, nous redoublons d’efforts dans un contexte de capacités physique et cognitive de plus en plus diminuées. Ce nouvel état fera progressivement naître chez nous un sentiment d’incompétence. L’engrenage est en place et à ce stade, il est déjà trop tard.

4/ Le repli sur soi

Cette phase est particulièrement dangereuse, car elle nous isole et nous place dans une situation encore plus fragilisante. Bien qu’épuisés, nous courons après nous-mêmes et continuons de tout faire pour « tenir », pour « s’en sortir ». Nous ne voyons plus l’intérêt de faire des pauses, de nous arrêter pour partager un café avec nos collègues ou même pour déjeuner. Progressivement, le Moi social disparaît sous un Moi professionnel qui n’existe plus que par ce qu’il doit à l’entreprise. Le Moi s’effaçant, ses nécessités biologiques disparaissent avec lui : nous négligeons notre santé ainsi que notre vie personnelle et sociale.

2ème phase : pré burn-out ou implosion

Cette phase est synonyme de surchauffe. Nous continuons de « tenir », même si nos ressources commencent à être très profondément entamées. Il nous est impossible de nous arrêter, la seconde de trop pouvant tout détruire. Cette angoisse permanente explique l’irritabilité grandissante ainsi que les accès de colère de plus en plus fréquents. C’est une phase pendant laquelle les signaux faibles se transforment en signaux forts. Le corps parle de plus en plus fort, mais nous peinons à l’écouter. Les manifestations physiques, les infections et les douleurs s’intensifient. Le corps étant affaibli, le système immunitaire se retrouve grandement touché.

En conséquence, cet échec à maintenir nos performances nous propulse dans une recherche de compensation au niveau chimique. C’est souvent la phase pendant laquelle nous initions des traitements médicamenteux pour nous aider à dormir, à supporter le stress, ou les deux. Nous avons de plus en plus recours à des vitamines en même temps que nous accélérons notre consommation de tabac, d’alcool et pour certains de cocaïne ou d’amphétamines, pour certains.

Déclenchement d’un burn-out avéré : la bascule

Sous tension depuis des mois, nous craquons sous l’effet d’un élément déclencheur. Souvent une coupure de la reconnaissance (rétrogradation, mauvaise évaluation sans raison…), un acte de harcèlement, une isolation brutale du collectif ou un conflit éthique dans une situation de baisse de moyens. « C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase » comme le disent beaucoup des personnes que j’accompagne.  

Notons que la « bascule » est le stade le plus à risque de la mécanique burn-out en termes de risque suicidaire. Il est courant de parler de « suicide blanc » : la personne n’a pas réellement envie de mourir mais c’est le seul moyen qu’elle a à disposition pour que la souffrance s’arrête. Il est ici question de suicide sous forme de raptus, c’est-à-dire de passage à l’acte soudain, souvent involontaire, comme un réflexe. Pendant cette phase de bascule, d’autres raptus peuvent être observés : raptus anxieux, raptus agressif, raptus auto agressif, …

Le phénomène le plus souvent observé, moins impressionnant mais tout aussi inquiétant, est celui de l’effondrement du corps. Évanouissements, malaises, paralysies soudaines sont malheureusement fréquents. D’autres manifestations plus graves sont aussi possibles, tel l’accident cardio-vasculaire.

3ème phase : burn-out avéré

Dans cette phase, le médecin quand il est consulté doit appliquer plusieurs mesures conservatoires : un retrait complet du contexte de travail ainsi qu’un évitement total des stresseurs d’origine professionnelle. De l’application de ces mesures dépendra la durée de guérison, mais aussi les risques d’apparition de séquelles psychiques ou organiques plus sévères.

Dans cette phase, la fatigabilité est à son paroxysme : nous sommes incapables de fonctionner normalement. Selon le degré de sévérité du burn-out, il est devenu pratiquement impossible d’exécuter nos tâches quotidiennes de façon normale. Faire nos courses peut devenir une véritable épreuve de force. La mise en arrêt total et le repos sont essentiels. La restauration des fonctions vitales – dormir et manger – doit être la priorité. À ce stade, il est inutile et dangereux de demander plus à son corps tant celui-ci est physiquement et émotionnellement éprouvé.

Cette phase dure au minimum plusieurs mois et pour certains, des années. De plus, l’épuisement émotionnel ainsi que la perte de confiance en soi maintiennent dans un état de sidération qui ne permet plus de se projeter dans le monde du travail. Des somatisations et difficultés organiques plus ou moins graves d’une personne à une autre viennent ralentir l’entrée dans la phase de guérison en égrenant le peu de ressources énergétiques qui restent encore disponibles.

Comment savoir si on est en épuisement professionnel avec les tests existants ?

Maslash burn-out inventory : Ce test est certes un peu daté et pas toujours adapté aux professions hors care et éducation mais il fait foi devant de nombreux médecins et peut être adapté. En effet, de plus en plus de médecins du travail ont d’ailleurs le réflexe de faire passer ce test. Il est disponible en ligne pour avoir une première approche.

Autres tests existants : il existe notamment le OLBI (Oldenbourg Burnout Inventory), le (CBI) Copenhagen Burnout Inventory, le SMBM (Shirom Melamed Burnout Measure) et le BM (Burnout measure de Pines). Mais aucun de ces outils n’est réellement reconnu pour sa robustesse scientifique.

Lors de notre travail, si la phase de questionnement d’exploration de vos symptômes laisse planer certains doutes, je vous proposerai de passer un test co-créé avec des médecins du travail, médecins psychiatres et un groupe de chercheurs en neurosciences.

Degré de sévérité de votre épuisement professionnel (terme consacré et reconnu par la HAS) :

1er tiers

Vous commencez à ressentir des signes d’épuisement émotionnel, une légère baisse d’efficacité et votre santé en subit les premières conséquences. C’est le bon moment pour réagir. Vous avez encore la possibilité d’inverser la tendance.

2eme tiers

L’épuisement physique et émotionnel est réel et vos capacités cognitives commencent à être altérées. Vous poussez sur la corde pour maintenir votre niveau de performance ce qui a des conséquences sur votre santé qui a tendance à se dégrader. Selon votre niveau de résistance physique, la phase de bascule a peut-être déjà eu lieu ou non. Quelle que soit votre situation, vous devez immédiatement vous mettre au repos et prendre soin de vous. Veillez à restaurer au plus vite vos fonctions primaires comme manger et dormir. Un arrêt médical est à ce stade une mesure indispensable. Dans tous les cas, un éloignement du travail ainsi qu’un suivi médical sont nécessaires.

Dernier tiers

Vous avez tellement tenu et repoussé vos limites que vos mécanismes du stress se sont emballés. De fait, vos troubles cognitifs sont réels et vous empêchent désormais de travailler de façon satisfaisante. En résulte une perte de confiance en vous qui dégrade votre niveau d’estime personnelle. Cet épuisement psychique et émotionnel est rendu encore plus difficile à gérer par une santé qui s’est fortement dégradée. Vous ne prenez plus soin de vous physiquement et votre corps a de plus en plus de mal à suivre. Vous avez peut-être déjà connu la phase de bascule. Si celle-ci n’a pas encore eu lieu, il est urgent de vous éloigner du travail et de cesser immédiatement toute activité. Un arrêt médical de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois est nécessaire ainsi que la consultation d’un médecin psychiatre pour juger de la nécessité ou non d’un traitement médical. Il peut être intéressant de faire constater votre état par des professionnels et notamment de faire un bilan neuropsychologique.

Pour aller plus loin sur cette phase diagnostic, je propose lors de mes séances une batterie de tests mis en place avec des médecins et des chercheurs en neurosciences.

  • Test d’épuisement professionnel
  • Évaluation des séquelles sur le plan cognitif

Vous pouvez prendre rendez-vous sur la page contact pour une première séance d’une heure. Ainsi, cela nous permettra d’établir votre feuille de route ainsi que les outils et accompagnements à mettre en place.

Comment savoir si on est en burn-out en faisant le point sur sa symptomatologie

Alors oui, le burn-out c’est compliqué. C’est un syndrome polymorphe, qui aime se nicher un peu partout, ressembler parfois à quelque chose d’autre, pour brouiller les pistes. Comme si le corps faisait tout pour taire, dissimuler. Le burn-out s’offre une palette de plus de 130 symptômes pour s’exprimer avec une richesse et un exotisme parfois déroutants.

Ainsi, je vous propose de vous accompagner dans l’identification de vos symptômes.

Faire le point sur son état en fonction de ses symptômes physiques

Connaissez-vous en ce moment ou avez-vous fait l’expérience récente de l’un ou plusieurs de ces symptômes ?

  • Troubles du sommeil
  • Grande fatigabilité
  • Tensions musculaires
  • Douleurs chroniques
  • Migraines
  • Perte ou gain de poids
  • Baisse des défenses immunitaires (atteintes ORL, dermatologiques plus fréquentes per exemple)
  • Atteintes gastriques (nausées, reflux gastro-oesophagien, diarrhées, vomissements chroniques, ulcères…

Savoir si on est en burn-out en fonction de ses troubles comportementaux

Connaissez-vous ou avez-vous fait l’expérience de l’un ou plusieurs de ces comportements ?

  • Augmentation de votre consommation d’alcool
  • Augmentation de votre consommation de tabac
  • Introduction de nouveaux médicaments (vitamines, énergisants, somnifères, tranquillisants…) 
  • Évolution importante de votre libido (perte de libido ou libido exacerbée) 
  • Évolution de votre comportement d’achat (achats compulsifs, achats non planifiés, budget accru dans des vêtements, bijoux articles de loisir, restaurants…) 
  • Extension de votre volume horaire de travail / présentéisme pour compenser
  • Comportements à risque (conduite à risque, comportements sexuels à risque, activités à sensation…)
  • Repli sur soi et isolement social
  • Désengagement progressif et perte de plaisir au travail
  • Perte de rigueur, négligences

Dresser un tableau d’epuisement professionnel en fonction de ses troubles cognitifs  

Connaissez-vous en ce moment ou avez-vous fait l’expérience récente de l’un ou plusieurs de ces symptômes ?

  • Hyperactivité suivie d’épuisement
  • Problèmes de concentration
  • Troubles de l’attention
  • Procrastination, difficulté à la prise de décision
  • Troubles du langage (manque de mots, lapsus…)
  • Troubles de la mémoire (court terme ou long terme)
  • Difficulté à planifier certaines tâches autrefois exécutées facilement
  • Révision fréquente de votre système d’organisation sans réel succès

Dresser un diagnostic de burn-out à partir de certains signes émotionnels

Aucun burn-out ne s’exprime exactement de la même façon d’une personne à une autre. C’est un faisceau d’indices, c’est-à-dire plusieurs symptômes (souvent 5 à 10 symptômes appartenant à chacune des grandes familles que nous développons ici) appartenant à la liste des 130 symptômes répertoriés par l’OMS qui vont permettre de dresser une présomption de burn-out qu’un médecin ou psychologue pourra confirmer.

De plus, les symptômes émotionnels en font partie. On retrouvera de façon fréquente une irritabilité exacerbée, des pleurs plus fréquents en moyenne chez les femmes et des colères plus difficiles à réfréner chez les hommes. Ces biais de genre issus de notre éducation, mais aussi de notre culture ne s’expriment bien évidemment pas ainsi chez toutes les victimes de burn-out mais il sont le fruit d’observations que nous avons pu faire au sein des groupes de travail auquel j’appartiens.

Comment savoir si on est en burn-out ? Est-ce que vous vous reconnaissez dans l’un de ces symptômes ?

  • Hypersensibilité
  • Sentiment de tristesse plus fréquent
  • Irritabilité croissante
  • Impatience
  • Accès de colère fréquents
  • Labilité émotionnelle importante (rires, larmes…)
  • Cynisme
  • Perte de confiance en soi
  • Sentiment d’inutilité

A noter : l’hypersensibilté peut être un facteur de fragilité personnel. En effet, on observe une plus grande prévalence du burn-out chez les personnes inscrites dans ce profil (voir l’article sur Hypersensibilité : symptômes et solutions).

En outre, on observe aussi une prévalence plus prononcée chez les personnes présentant un neuroatypisme comme le haut potentiel intellectuel HPI (voir l’article Haut potentiel et burn-out).

Comment savoir si on est en burn-out ou si c’est une dépression ?

Voici les questions à se poser :

  • La perte de plaisir est-elle contextuelle à certains pans de votre vie comme le professionnelle (burn-out) ou est-elle généralisée avec une perte d’envie pour tout (état d’anhédonie qui signe un état dépressif) ?
  • Votre envie d’entreprendre est-elle encore présente pour certains sujets ? Si oui, ce n’est pas une dépression.
  • Quelle est votre niveau d’activité ? Si vous ne faites plus rien et n’avez plus envie d’entreprendre la moindre activité, il s’agirait plus d’une dépression ou d’un burn-out ayant évolué vers une dépression. En effet, ça peut malheureusement souvent être le cas s’il y a une défaillance de prise en charge.
  • Avez-vous des pensées suicidaires et des idées noires ? Si oui, il est important de consulter une ressource médicale en urgence que ce soit votre médecin traitant et/ou un médecin psychiatre.

En conclusion, cet autopositionnement peut vous donner des repères sur votre état et vous aider à le communiquer à des professionnels de santé. Bien évidemment, seuls ces professionnels de santé seront en mesure de vous indiquer la marche à suivre sur le plan thérapeutique et médicamenteux.

Enfin, si vous avez questions, nous pouvons en discuter ensemble lors d’une séance en visio. Que ce soit pour faire le point sur votre état, voir quelles ressource médicales mettre en place, ou même comment vous défaire de votre employeur (Voir la page Stratégies de départ ou l’article Burn-out : comment partir et quelles solutions ?)

Je suis coach et formatrice et je vous aide à surmonter des épreuves et challenges professionnels

Emmanuelle Wyart Coach Formatrice épanouissement professionnel

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